Alaverdi, Bye Bye Arménia

Nous quittons l’Arménie par le petit village d’Alaverdi. Nous traversons ses terres industrielles et monastiques qui semblent être restées figées dans le temps. Dans les années 50, sous l’influence du président De Gaules, le village était l’une des plus grandes exploitations de cuivre au monde. Avec ses 26 000 habitants et ses 4 000 ouvriers, la ville rayonnait dans tout le pays. Mais le temps et la mondialisation ont eu leur effet, aujourd’hui avec un taux de chômage avoisinant 60% et une population de 9 000 habitants, la ville semble être tombée dans l’oubli. Cependant, la gentillesse des habitants et et ses monastères centenaires nous conquissent.  Après deux jours de visites, nous reprenons la route et quittons la fraicheur Arménienne pour la chaleur de la capitale Géorgienne. Notre route plutôt chaotique, se partage avec un couple de voyageurs venu d’Afrique du sud qui, tout comme nous, lance un regard fasciné sur les derniers paysages du pays.

Il est 10h quand notre voiture approche du poste frontière de Bagratashen, le passage s’effectue en quelques minutes. Nous retrouvons un asphalte parfait, alors que les paysages montagneux laissent places à de grandes plaines agricoles. Le soleil nous réchauffe peu à peu.


 

De Tiflis à Tbilissi

Nous arrivons rapidement aux portes de la capitale Géorgienne. Ville antique, fondée au Vème siècle, elle était une étape importante sur la route de la soie. Capitale partagée entre Asie et Occident, riche et culturelle, elle a été rapidement très convoitée. En 1801, l’Empire Russe annexe la Géorgie et fait de « Tiflis » la nouvelle capitale du Caucase. La ville se développe fortement et de nouvelles infrastructures de style Européennes voient le jour. Il faudra attendre 1918 pour que la Géorgie obtienne son indépendance face à l’empire russe et crée la 1ère république de Géorgie. Ce n’est que de courte durée car l’union soviétique ne voit pas les choses ainsi. Elle envahie le pays la même année et contraint les membres du parlement à l’exil. En 1936, Joseph Staline, (né dans le petit village de Gori, Géorgie), fait de Tiflis la capitale de la république socialiste soviétique de Géorgie.  A sa mort en 1953, le peuple commence à gronder et plusieurs manifestations s’organisent : en 1956, 1978 puis 1989 sont fortement réprimées par Moscou. 

 

 

Sur la route de l’Indépendance 

En 1991, l’union soviétique est dissoute et une partie du peuple Géorgien y voit une opportunitée de changement. Est-ce à nouveau le moment d’obtenir leur indépendance ? Mais une guerre civile éclate entre force gouvernemental et opposition. Trop courte, le peuple n’obtient pas gain de cause. De 1993 à 2003 la ville connue une grande période d’instabilité. Affrontements, crimes, appauvrissement de la population, coupures de courant, chômage en hausse et arrivée de réfugiés rendirent la vie extrêmement difficile aux habitants. Il fallut attendre la révolution des roses en 2004 pour qu’une amélioration politique et sociale se fasse sentir. Ce n’est qu’en 2012 après une révolution plus sévère que ce pays et sa Capitale, Tbilissi, retrouvèrent la voie de la démocratie et de l’entente Européenne.

Mais la route reste encore longue et les Tbilissiens le savent bien. Alors, ils profitent de chaque instant et nous font découvrir leur pays haut en couleur.

 

 

Visite Guidée

Tbilissi, la capitale est au carrefour de multiples cultures. Dans un pays à majoritée Orthodoxe, Mosquées et églises se partagent l’espace urbain et vivent en harmonie constante. C’est avec une grande surprise que nous la découvrons pleine de charme. Elle se découpe en deux. Sur les rives gauche et droite du Koura fleurissent plusieurs quartiers bien distincts. Ce jour, une fête collective célèbre le centenaire de l’indépendance. Aller on vous emmène. 

 

Quartier Antique

La vieille ville et la colline de Sololaki, sont un véritable joyau architectural. Entre maisons en bois traditionnelles, musées, théâtres, basiliques et cathédrales notre regard ne sait plus où donner de la tête. Qu’il est agréable de déambuler ici tout en découvrant les richesses culinaires comme le Khatchapouri ou les Khinkalis.

 

 

Prenons de la hauteur 

Le Téléphérique flambant neuf nous emmène en quelques minutes au somment de Sololaki. Une étape qui nous permet de nous rendre compte de l’étendue de la ville et ses différents quartiers. D’ici nous avons accès à plusieurs complexes. Tout d’abord, nous prenons la direction de la forteresse Narikala qui est l’un des plus vieux bâtiments de Tbilissi. Construite au IVème siècle, elle fut la demeure des Omeyyades (VIIe siècle), du roi David le Bâtisseur (1089-1125) et des Mongols. Pendant toutes ces périodes, elle ne cesse d’être agrandie, modifiée pour offrir aujourd’hui une véritable vision de ce passé aux multiples cultures. Notre visite se poursuit avec la statue Kartlis Deda (mère de la Géorgie) symbole de l’hospitalité avec son verre de vin à la main gauche et l’épée dans la main droite symbole de la défense de la liberté du peuple.

Le jardin botanique, un véritable poumon d’air pur nous emmène sur le versant Est de la colline où se trouve le quartier des bains Orbéliani et de la mosquée de Tbilissi. Une nouvelle architecture, plus orientale s’offre à nous nous laissant sans voix.

 

A votre santé

Nous finissons cette magnifique journée sur la rive gauche. Dans le quartier de Agmashenebeli Avenue nous profitons sue une terrasse de café d’un verre de vin Géorgien. Un véritable délice qui n’a rien à envier aux vins Français. Demain, une grosse journée nous attend, dans la cathédrale : 400 Mariages seront célébrés en même temps. Vous retrouverez ce grand moment de fête lors de notre prochain article sur les Mariages en Géorgie. 

 

Tbillissi, capitale du passé

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